Je ne sais pas vous si vous avez fait attention au ciel ces derniers jours… Moi, j'y ai vu d'étranges nuages gris en forme de choux... Et puis un soir, je me
suis couchée un peu bourrée et j'ai fait un drôle de rêve… J'ai rêvé que je rencontrais Serge Gainsbourg et que nous avions une longue conversation... Voici les quelques mots dont je
me souviens :
LC : Serge, il a l'air de quoi Dieu ?
Serge Gainsbourg :
Une négresse
Qui buvait du lait
Une intellectuelle
Qui buvait du thé
Un américain
Qui buvait du sang
LC : Ah, oui ! .. Je comprends mieux maintenant… Et il fume des Havanes ?...Oui, bon ok, c'est pas très drôle ! Excuse-moi Serge.
Et si non, raconte-moi, il y a quoi après ?
Serge Gainsbourg :
Rien c'est déjà
Rien c'est déjà beaucoup
Rien c'est bien mieux
Rien c'est bien mieux que tout
Mieux vaut pleurer de rien
Que de rire de tout
LC : Comment tu te sens maintenant ?
Serge Gainsbourg :
Je crois boire un vin de Bohème,
Amer et vainqueur
Un ciel liquide qui parsème
D'étoiles mon cœur !
LC : C'est paradoxal tout ça. Mais, il me semble que Proust disait déjà que les paradoxes d'aujourd'hui sont les vérités de demain. Au fait, il est sympa Marcel ? ...
Il te demande tout le temps l'heure et il est en analyse avec Sigmund ! Ah...
Bon Serge, revenons à nos moutons nuageux, toi qui a désormais toutes les réponses, pourquoi il ya-t-il quelque chose plutôt que rien ? Pourquoi tout ça ?
Serge Gainsbourg :
Dieu est un fumeur de havanes
Je vois ses nuages gris
Je sais qu'il fume même la nuit
Comme moi ma chérie
LC : Ma chérie ? Moi ? T'es trop chou, mon ange… Mais, Dieu, t'es sûr qu'il n'a que du tabac dans ses cigares ?
Serge Gainsbourg :
...
Mon Sergio, que regrettes-tu le plus ?
Serge Gainsbourg :
Je pense queue
Je pense queue
J'adore les cadors
Les petites chiennes en calor
Je pense queue
Je pense queue
J'les prends ces petites bébêtes
Teckel chow-chow en levrette
Je pense queue
Je pense queue
Clébards en collier
Bâtardes sans pedigree
Je pense queue
Je pense queue
Donne la papatte, suce sucre , allez couché
LC : Queue je te comprends !
Maintenat que tu es parmi les sages, as-tu un message à nous faire parvenir ?
Serge Gainsbourg :
Peut-on jamais savoir par où commence
Et quand finit l'indifférence
LC : Oui, c'est vrai qu'on voit beaucoup de choses et qu'on en laisse passer plus encore, sans réagir, comme si nous étions de simples spectateurs du monde.
Le mot de la fin ?
Serge Gainsbourg :
Du rêve à la réalité il y a une marge.
Ouais, tout est possible.
Merci Serge pour ces dernières notes d'optimisme et… à bientôt.
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires



Derniers Commentaires